Les dessins d’enfant

Le dessin d’enfant est une forme de langage très riche et indispensable à son développement.

Gribouillages … Gribouillis … c’est parti !

Entre 1 an et 2 ans

A partir d’un an, l’enfant peut tenir un crayon.
Celui-ci devient le prolongement de sa main.
L’enfant ne contrôle pas toujours ses premiers traits.
L’oeil qui suit la main qui fait des pointillés, des traits, amorce des courbes.
Il n’a aucune intention représentative.
L’enfant éprouve beaucoup de plaisir a regarder la tâche ou la trace laissée sur le papier (ou sur le mur !).
Pour l’aider à développer son acuité visuelle et à coordonner ses gestes, multipliez les outils:
– peinture avec les mains
– crayons faciles à tenir
– différents papiers (cartonnés, colorés …)

Tout cela évidemment sous votre surveillance : sortez toiles cirées, bâche plastique, tablier … et en avant !

Entre 2 et 3 ans

Des lignes droites et verticales envahissent la page blanche, puis les horizontales et les spirales apparaissent.
Il faut attendre 3 ans pour voir les ronds se fermer et les premiers soleils apparaître.
L’enfant laisse aller sa main puis, après coup découvre une ressemblance.
Il dessine sans intention particulière, et finalement décrit son dessin.

Entre 3 et 4 ans

Cette fois, l’enfant cherche à reproduire une forme, à nommer ce qu’il a dessiné.
Vous ne voyez pas la cohérence entre ce qu’il vous raconte et son dessin, ce n’est pas grave, c’est son monde à lui !
C’est aussi le début du fameux bonhomme « têtard » !
L’enfant représente un rond représentant la tête et le corps, 2 bâtons sont attachés à ce rond pour représenter les jambes.
Parfois l’enfant représente aussi les bras par 2 bâtons.
Les yeux, la bouche et le nez sont parfois représentés mais pas toujours.

Entre 4 et 10 ans

début du dessin réaliste Vers 4 ans : « Le têtard » est enrichi de détails : yeux, bouche, nez, nombril.
Parfois l’enfant représente aussi le sexe ou les cheveux.
A cet âge, l’enfant représente ce qu’il sait et non ce qu’il voit.
Il utilise beaucoup la transparence : ex une femme enceinte et son bébé.
Il n’a pas encore la notion des proportions.

Vers 5 – 6 ans

le bonhomme « têtard » s’enrichit d’un un second cercle sous la tête, il représente le tronc.
Sa taille peut être très variable.
Le bonhomme « tê tard » est toujours vu de face. Vers 6 ans : le bonhomme est complet et articulé, il est parfois habillé.

A partir de 6 ans

les dessins deviennent souvent stéréotypés, ils sont souvent comparés à ceux des autres.

L’interprétation des dessins

Les spécialistes sont les seuls habilités à interpréter les dessins d’enfants.
Cependant, lorsque certains dessins vous interpellent, que certaines explications vous paraissent inquiétantes, il faut réagir.
Ceci, lorsque :
– certaines parties des personnages sont systématiquement éludées
– les dessins représentent systématiquement des ratures et des noircissements nerveux de la feuille.
– Les dessins sont petits, dans un petit coin de la feuille.
– votre enfant ne dessine jamais.

Pour aller plus loin :

Comprendre les dessins de ses enfantsComprendre les dessins de ses enfants de René Baldy : Avec ses dessins, l’enfant permet à ses parents de comprendre, de cerner son stade de développement psychomoteur et cognitif. C’est le point de départ de ce livre pratique, destiné aux parents donc, qui entend leur apporter des repères et une aide concrète dès les premiers traits griffonnés sur une feuille vers 18 mois. Des gribouillages à la naissance du bonhomme (première année de maternelle) jusqu’au château fort, bouquet et autres créations plus élaborées de fin de primaire, les dessins sont la clé pour délivrer des informations sur le développement de l’enfant. Son auteur ? René Baldy, professeur émérite des Universités, a enseigné la psychologie du développement de l’enfant à l’université Paul Valéry de Montpellier.

Isabelle pour la Rue des enfants

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